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De l’importance et la nécessité d’un bon accompagnement thérapeutique lors de difficultés psychologiques et émotionnelles

🛑 attention au cliché « celui qui est vraiment solide n’a besoin de personne»
À ceux qui croient bien faire en te disant « d’aller bien déjà tout seul.. » lors d’un deuil, par exemple…

 

Eh bien non, arrêtons le massacre avec ces injonctions réflexes issus d’une certaine spiritualité et de l’individualisme occidental… car elles peuvent pousser des personnes à s’isoler et s’enliser dans un travail intérieur qui ne les mène pas nécessairement au bon endroit d’elles-mêmes.

Par ailleurs on a justement besoin plus que jamais du contact et du soutien des proches et de la communauté humaine étendue dans ces moments de douleur, en particulier lors de la perte d’un lien important pour soi.
Alors oui, il y a la nécessaire et fondamentale connaissance de Soi, le lien de soi à soi, dont on doit s’occuper avec soin, encore plus lors d’épreuves.
Mais il est également crucial que nous sachions reconnaître et répondre de façon adaptée à nos besoins relationnels (merci au grand Jacques Salomé qui m’a éclairé sur ce sujet..).
Des pratiques ? En plus de la méditation, qui devrait par ailleurs être guidée dans les moments sensibles (Attention à l’orgueil là encore, de croire que tu sais déjà tout et qui te fait mésestimer ton éventuelle confusion mentale),
il y a comme clés le massage, la thérapie par la parole, la psycho magie et ses actes symboliques salvateurs, bref il y a le contact avec les autres. Comme témoins , miroirs, soutiens.
Ramana Maharishi lui-même, parmi les plus grands méditants reconnus de toute l’Inde à travers les âges, survécu par la grâce des bons soins des moines qui l’avaient trouvé là lors de son premier éveil, lorsqu’il alla se réfugier au temple, dénutri et désorienté de sa dépersonnalisation.

Vous aurez compris, je réforme avant tout mes propres schémas,

Mais je milite aussi pour une spiritualité équilibrée entre individualisme et collectivisme (Wouah ça fait pompeux…) disons juste que je veux avertir des dangers de l’isolement mal éclairé. Et des vertus du lien humain. Surtout en tant de deuil. Amoureux ou autre.
“Stefan Klein, un scientifique et journaliste allemand, fait une curieuse remarque sur la neuroscience de la tristesse et sur sa relation avec une culture individualiste :
« Le patrimoine culturel allemand est parcouru, de manière fatidique, par l’idée de la solitude comme but à atteindre par un esprit qui se prétend pétri de la plus grande noblesse […] que la solitude rapproche l’humanité de sa nature la plus profonde » (Apprendre à être heureux : Neurobiologie du bonheur, 2005).
Cette caractéristique se retrouve dans d’autres cultures. Les Britanniques sont connus pour leur flegme. Klein signale le cliché du western cinématographique américain : le cowboy quitte la femme qu’il aime et part à cheval seul dans le soleil couchant.
Le message est que celui qui est vraiment solide n’a besoin de personne. Pourtant, « c’est exactement le contraire, comme le montrent les études cliniques et neurobiologiques », précise Klein.
« Plus que tout, la solitude est une source de stress, une charge constante pour le corps et l’esprit. En ces moments d’errance, nous sommes pris d’une continuelle agitation, l’effet des hormones de stress embrume notre pensée et nos sensations, nos défenses immunitaires diminuent. L’isolement rendtriste et malade. »
Étude après étude, il apparaît qu’un accompagnement générateur de soutien est salutaire pour le corps, le cerveau et l’humeur ; il prolonge la vie et améliore sa qualité.
Cependant, une compagnie de mauvais aloi peut être pire pour nous que pas de compagnie du tout. Les rapports destructeurs accroissent le stress et ralentissent la guérison. C’est ce qu’a démontré au plan physiologique au moins une étude américaine réalisée par un couple de chercheurs, la psychologue Janice Kiecolt-Glaser et l’immunologiste Ronald Glaser…»

À bon entendeur !

Abrazo

Guillaume

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